La charte qualité WoMum

Être vigilant face aux perturbateurs endocriniens 

Les perturbateurs endocriniens ont envahi notre quotidien : air pollué, pesticides... cosmétiques ! Le système hormonal est très fragile à certaines périodes de la vie, notamment pendant la période intra-utérine du foetus. À des moments stratégiques de son développement, si le fœtus croise certains perturbateurs endocriniens, il pourra développer des pathologies qui se déclareront à la naissance ou plus tard.

Nous proposons des cosmétiques adaptés aux différentes étapes de la grossesse, sans perturbateurs endocriniens, sans huiles essentielles et sans produits toxiques. 

  

Womum charte qualité

 

Pourquoi craindre les perturbateurs endocriniens durant la grossesse et l’allaitement ?

Perturbateurs endocriniens et grossesse ne font pas bon ménage. Même si pour beaucoup de ces substances les études manquent pour établir des conclusions définitives, les gynécologues obstétriciens recommandent aux femmes enceintes et qui allaitent de s’en protéger. Le danger des perturbateurs endocriniens est pris en compte au plus haut niveau de l’État, puisqu’en 2014, le gouvernement a adopté la première stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE1) rassemblant différentes actions, dont l’information des citoyens. Une nouvelle stratégie SNPE2 est prévue pour la période  2019-2022.

 

De quoi parle-t-on au juste ?

Comme leur nom l’indique, les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques ou naturelles qui interagissent avec  le système hormonal de l’organisme. Les perturbateurs endocriniens ont des effets toxiques sur la reproduction, sur le métabolisme, sur le développement neurologique et sur la survenue de cancers. Les hormones sont multiples et ont des effets essentiels sur la croissance, le métabolisme, la reproduction et le développement. Les perturbateurs endocriniens peuvent avoir d’importantes conséquences pathologiques sur l’enfant à naître ou à l’âge adulte.

 

Très nombreux dans notre environnement quotidien

Les perturbateurs endocriniens environnementaux sont multiples et pénètrent dans l’organisme par inhalation, ingestion, ou en traversant la peau. Ils sont très nombreux dans notre environnement quotidien, et sont pour la plupart des substances artificielles (pesticides, plastiques, détergents, médicaments…). Le problème actuel est qu’ils ne sont pas tous identifiés. Leurs effets toxiques ne sont pas pour certains clairement démontrés. Pour beaucoup de ces substances, il est difficile d’établir un effet seuil, car même à dose infime, elles pourraient déjà agir. D’autre part, l’analyse est d’autant plus complexe qu’un effet cocktail peut survenir : plusieurs composés potentialisent leur effet toxique.

 

Vulnérabilité fœto-embryonnaire

La sensibilité aux perturbateurs endocriniens est plus importante à certains stades de la vie. « C’est notamment le cas de la période du développement fœto-embryonnaire et de la petite enfance, qui présentent une sensibilité accrue à ces substances », soulignait en 2019, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). 

Parmi les substances chimiques les plus étudiées et identifiées comme perturbateur endocrinien : le bisphénol A (BPA). Il « mime » l’action des œstrogènes dans l’organisme et va ainsi avoir un impact reprotoxique. En 2010, la France a interdit les biberons en plastique contenant du bisphénol A, l’Union Européenne a adopté cette même disposition un an plus tard. Par la suite, la France a interdit le BPA aux contenants alimentaires

 

Les autres substances à risque lors de la grossesse

En dehors des perturbateurs endocriniens de nombreuses autres substances sont à risque durant la grossesse ou lors de l’allaitement, il peut s’agir de produits chimiques, de métaux, de gaz, etc. Ainsi, des solvants ou des colles présents dans certains vernis, peintures, meubles neufs doivent être tenus à l’écart des femmes enceintes et des très jeunes enfants. Parmi les polluants et toxiques atmosphériques, les plus craints sont le monoxyde de carbone, le dioxyde d’azote... ou encore le formaldéhyde. Le contact avec les herbicides, fongicides, insecticides... sont aussi bien sûr à éviter.

Concernant les produits de soins et les cosmétiques, là aussi la prudence est recommandée, même vis-à-vis de certains produits dits “naturels”. Ainsi mieux vaut éviter l’usage de khôl ou surma car contenant du plomb. Par ailleurs, les huiles essentielles doivent être utilisées avec beaucoup de précaution. Un grand nombre d’entre elles sont interdites durant la grossesse, en particulier en raison de la présence de substances toxiques comme des cétones : les thuyones, le pulégone, etc. Les huiles essentielles ont la particularité d’être concentrées en produits actifs. Par ailleurs, on manque d’informations scientifiques fiables sur certains composés des huiles essentielles. 

 

Les composants que nous avons proscrits dans notre sélection de produits :

Aluminium / sels d’aluminium

Sur l’étiquette : Aluminium chlorohydrate, Aluminium stearate, Aluminum sulfate…

Fonction et type de produits concernés : agents antiperspirants

 

Ammoniums quaternaires

Sur l’étiquette : tous les composés comprenant « -amonium, -chloride ou bromide » comme Dipalmitoylethyl hydroxyethylmonium methosulfate Hydroxypropyl guar hydroxypropyltrimonium chloride ; Cetrimonium bromide…

 

Lauryl sulfate

Sur l’étiquette : Ammonium lauryl sulfate, Sodium lauryl sulfate, TEA-lauryl sulfate…

Fonction et types de produits concernés : tensiocatifs générant la mousse des gels douches, savons liquides lavants et shampooings.

 

Filtres anti-UV

Sur l’étiquette : d’origine synthétique (Benzophenone-4, Benzylsalicylate, Ethyl cinnamate, Isopropyl dibenzoylmethane, 4-methylbenzylidene camphor, Octocrylene…) ou minérale (Titanium dioxyde nanoparticule, Zinc oxide)

Fonction et types de produits concernés : absorbants des rayons UV du soleil que l’on retrouve dans les produits solaires, mais aussi de plus en plus dans certains soins du visage ou maquillage.

 

Huiles pétrochimiques ou dérivé de pétrochimie

Sur l’étiquette : Petrolatum, Cera Microcristallina, Paraffinum liquidim, Toluene, Benzene…

 

Libérateurs de formol

Sur l’étiquette : Diazolidinyl urea, DMDM hydantoin, Imidazolidinyl urea ; Sodium hydroxymethylglycinate…

Fonction et types de produits concernés : conservateurs antimicrobiens principalement utilisés dans les gels douches, shampooings et gels lavants.

 

Parabens

Sur l’étiquette : Methylparaben, Ethylparaben, Propylparaben, Isopropylparaben, Butylparaben, Isobutylparaben

Fonction et types de produits concernés : conservateurs antibactériens et antimicrobiens, toutes catégories de cosmétiques.

 

Phénoxyéthanol

Sur l’étiquette : Phenoxyethanol

Fonction et types de produits concernés : ether de glycol utilisé comme conservateur antibactérien. Peut entrer dans la composition des parfums et de toutes les catégories de cosmétiques.

 

Protéines de blé hydrolysées

Sur l’étiquette : Hydrolyzed wheat protein

Fonctions et types de produits concernés : hydratant, filmogène, conditionneur capillaire qui entre dans la composition des shampooings, soins capillaires et des produits de maquillage.

 

Parfum de synthèse

Sur l’étiquette : Parfum, fragrance

Dans des produits 100% naturels, les parfums sont autorisés.

 

Silicones et plastiques

Sur l’étiquette : Cyclohexasiloxane, Dimethicone, Hexamethyldisiloxane...

Triclosan et Triclocarban

Sur l’étiquette : 2,4,4'-trichloro-2'-hydroxy-diphenylether ; Trichloro-3,4,4' carbanilide

Fonction et types de produits concernés : conservateurs antimicrobiens et bactéricides présents dans les déodorants, dentifrices, gels douches ou produits anti-acné.

 

Thiazolinones

Sur l’étiquette : Methylisothiazolinone , Methylchloroisothiazolinone

Fonction et types de produits concernés : conservateurs antimicrobiens utilisés dans toutes les catégories de cosmétiques.

 

Phtalates

Sur l'étiquette : Diethyl Phtalate 

Fonction et types de produits concernés : parfum de synthèse.

 

Hydroxytoluène

Sur l'étiquette : Butyl hydroxyanisole BHA, Butylhydroxytoluène BHT

Fonction et types de produits concernés : conservateur utilisé comme additif alimentaire ainsi que dans les produits d'hygiène.

 

Huiles essentielles 

Certaines huiles essentielles sont interdites pendant les premiers mois de grossesses puis autorisées avec modération au delà du premier trimestre. Chez WoMum, par principe de précaution nous avons bannis les huiles essentielles des produits sélectionnés (linalool, geraniol, limonene....)

Nous faisons exception de l'huile essentielle de Tea Tree dans un seul de nos produits. En effet, suite à de nombreuses demandes quant à un solution naturelle contre l'acné de grossesse, nous tolérons en faible dose l'huile essentielle d'arbre à thé. Cette huile essentielle n'est pas dangereuse en si faible quantité. Cela restera cependant notre seule exception !

 

Disclamer : WoMum applique aujourd'hui le principe de précaution. Certains composants ont été proscrits dans notre sélection de produit, car potentiellement à risque, mais sans contre indication de l'OMS ou l'anses.

Au même titre, si les autorités sanitaires annoncent la présence de perturbateurs endocriniens dans certains composants, les produits les contenants seront retirés. 

 

Notre démarche écologique

Nos fournisseurs sont pour la plus part des marques françaises (ou belges !) lauréates de la mention slow cosmétique, pour une consommation plus éthique, plus écologique et plus saine. Pourquoi aller chercher ailleurs ce qui est juste à côté de chez nous ?

Nous  mettons l'accent sur les contenants recyclables des produits que nous distribuons et allons au maximum vers des cosmétiques zéro déchet. Nous sommes d'autre part attentifs aux procédés de fabrication respectueux de l’environnement.

Nos box sont faites à partir de cartons recyclés et contiennent exactement ce qu'il faut. Nous élimions les emballages superflux et le plastique.