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27 novembre 2019
Conseils grossesses

Quand la grossesse tarde : la faute à quoi ?

Grossesse qui tarde - pourquoi

Vous êtes en essai bébé mais la grossesse tarde et vous commencez à vous poser des questions sur votre capacité à être enceinte. Les origines d’un problème de fertilité sont nombreuses. Parmi les accusés figurent les perturbateurs endocriniens, mais ils ne sont les seuls à être en cause.

Après avoir essayé pendant un an à avoir un enfant, environ 20 % des couples restent en attente de grossesse. Après deux ans, ce chiffre est d’environ 10 %.

Les problèmes de fertilité sont donc courants, et le sont d’ailleurs de plus en plus. A cela plusieurs raisons qui sont liés à notre mode de vie et notre environnement. La première est corrélée à l’âge de la mère. L’âge moyen de la première grossesse qui est de plus en plus tardif (proche de 30 ans aujourd’hui en France) ne favorise pas la fécondation. Passé la trentaine la fertilité tend à baisser, et de façon encore plus nette au-delà de 35 ans.

Conseils pour votre essai bébé

Certaines recommandations existent pour augmenter vos chances de tomber enceinte et pour aider au bon déroulement de la grossesse.

Tout d’abord pour mettre toutes les chances de votre côté, une grossesse se prépare ! Un bilan médical et psychologique peut d’ailleurs être effectué avec un professionnel de santé (médecin, gynécologue, sage-femme…), il s’agit de la consultation préconceptionnelle. Cette séance permet au professionnel de santé de vérifier votre état de santé mais également de répondre à toutes vos interrogations (arrêt de la pilule, ou d’un autre type de contraception, alimentation…).

Ensuite, renseignez vous sur votre cycle menstruel. En essai bébé, il est important de savoir à quel moment a lieu la période d’ovulation afin de calculer les dates où vous aurez le plus de chances de tomber enceinte après un rapport. La date d’ovulation vient après la phase folliculaire (d’une durée d’environ 14 jours) et marque le début de la date lutéale. Pour la repérer, il est possible de tenir une courbe de température : la progestérone sécrétée par l’ovaire après l’ovulation entraine une augmentation de votre température et indique ainsi que l’ovule n’est plus fécondable. Cette date dépend de la durée moyenne de vos cycles (nombre de jours entre la date de début de vos dernières règles et la date des prochaines), cette période pouvant varier en fonction du stress, des aliments consommés, des pratiques sportives… Des tests d’ovulation existent. Le test indique le pic d’hormone hypophysaire qui survient 24 à 36h avant l’ovulation.

Enfin, certains aliments sont à privilégier pour augmenter vos chances de tomber enceinte. La vitamine B9 (abats de volaille, légumineuses..) et l’acide folique (légumes verts, légumineuses) sont par exemple indispensables pour le développement d’un bébé. Ils peuvent être prescrits par un médecin sous formes de comprimés en complément. L’iode est également important et peut se trouver dans les poissons, oeufs, le lait et le beurre.

On estime qu’un essai bébé peut durer jusqu’à un an (minimum). Ainsi, avant 1 an, il n’est pas nécessaire de trop s’inquiéter. Il faut rester positif, surtout que le stress peut provoquer des troubles du cycle, et ainsi de la fertilité. Au delà d’un an avec des rapports sexuels réguliers et sans contraception, on ne perd pas espoir, bien au contraire ! En revanche, il est recommandé de consulter un spécialiste qui procédera à une série de tests afin d’identifier si un potentiel problème existe au sein du couple.

Perturbateurs endocriniens, un danger pour la fertilité

Les problèmes de fertilité peuvent avoir d’autres origines que l’âge des futurs parents, en particulier environnementales. Parmi celles-ci, les perturbateurs endocriniens sont de plus en plus mis en cause à en croire de nombreuses études. On sait que ces substances d’origine naturelle, mais surtout artificielle (synthétique) qui peuvent interagir avec les hormones, seraient impliquées dans de nombreuses affections et divers dysfonctionnements, et en particulier certaines anomalies touchant les organes génitaux des deux sexes. Chez l’homme, les perturbateurs endocriniens environnementaux sont liés à certaines malformations ou problèmes congénitaux (comme un hypospadias*, une cryptorchidie**), mais aussi dans la reproduction avec une diminution de la qualité du sperme. Les perturbateurs endocriniens seraient aussi impliqués chez la femme dans différentes affections touchant les organes génitaux ou problèmes survenant à la grossesse, comme l’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques, l’insuffisance ovarienne précoce, les avortements à répétition… Ces différents facteurs peuvent donc tout à fait être impliqué dans vos essais bébé.

Ainsi, chez la femme, la présence de phtalates dans les urines serait corrélée à une baisse de la réserve ovarienne. Chez l’homme, le bisphénol A – autre perturbateur endocrinien, serait corrélé à une diminution de la concentration, et de la vitalité spermatique. Actuellement de nombreuses recherches se concentrent sur les effets des perturbateurs endocriniens côté masculin. L’inquiétude vient de la baisse de la qualité du sperme observée chez la plupart des hommes occidentaux.

Quand s’inquiéter d’une absence de grossesse ?

Quand faut-il s’inquiéter ? A partir de quand faut-il consulter ? En principe 80 % des grossesses débutent dans les six mois après le désir d’enfant. En règle générale, si la grossesse ne vient pas, on considère qu’il faut consulter après un an de rapports sexuels réguliers. Allez d’abord chez votre généraliste ou gynécologue habituel. Ce médecin vous adressera vers une consultation spécialisée pour entreprendre les examens nécessaires afin d’identifier les raisons exactes des problèmes de fertilité concernant le couple. Parlez-en à votre compagnon. Car en vous engageant dans ces démarches, il n’échappera pas à quelques examens.

Ces explorations réalisées chez l’homme et la femme permettent assez souvent de trouver l’origine du problème. En moyenne, dans 40 à 45 % des cas, la cause est féminine ; dans près de 40 % des cas, elle est masculine. Et dans 20 % des cas : les deux sexes ou non expliquée.

Que faire avec les perturbateurs endocriniens ?

Puisque vous désirez être enceinte, et donc pour la santé du futur bébé, il est fortement recommandé de vous protéger des perturbateurs endocriniens. D’ailleurs, en consultant des médecins dans un centre spécialisé dans l’Assistance médicale à la procréation (AMP), en plus des examens nécessaires, des informations vous seront délivrées pour la santé du bébé à venir : avec des conseils d’hygiène de vie, alimentaires… et environnementaux. Parmi ceux-ci, des recommandations vous seront données pour vous protéger des perturbateurs endocriniens. Cette information vis-à-vis de certains facteurs environnementaux peut varier d’un centre d’AMP à l’autre, certains médecins étant plus ou moins sensibilisés à ces sujets. 

En France, des consultations spécialisées sur les problèmes environnementaux commencent à se mettre en place. Elles sont surtout destinées aux femmes présentant des troubles de la fertilité. A Bordeaux, c’est par exemple le cas du Centre Artémis. Il a été mis en place dans le cadre des plans national et régional (Nouvelle Aquitaine) santé environnement.

En France, en 2015, plus de 3 % des enfants sont nés grâce à une Assistance médicale à la procréation (AMP), c’est-à-dire une naissance sur 32.

Dr Nicolas Evrard

*Hypospadias : malformation au niveau de la verge avec un abouchement anormal de l’urètre.

** Cryptorchidie : absence d’un ou des testicule(s) dans le scrotum (bourses). Cela est dû à un défaut de sa (ou leur) migration de l’abdomen.

cosmetique

Les sources :

  • Carlsen E. et coll. Evidence for decreasing quality of semen during pas 50 years. British Medical Journal, 1992.
  • Perturbateurs endocriniens, ANSES, 03/09/2019.
  • Assistance médicale à la procréation, Inserm, 2019.
  • Li D-K, et coll. Urine bisphenol-A (BPA) level in relation to semen quality. Fertil Steril, 02/2011.

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