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30 novembre 2020
Conseils nourrissons

Réussir la diversification alimentaire

Diversification alimentaire

Après plusieurs mois d’alimentation uniquement par allaitement ou au biberon, il est temps que votre enfant passe à une alimentation diversifiée. C’est-à-dire comprenant légumes, fruits, féculents, viandes, poissons… Cela se fait selon des règles précises pour garantir ce qu’il y a de mieux pour la santé de votre bébé.  Chez WoMum, on vous donne nos conseils et astuces pour que cette étape se passe bien.

L’âge auquel doit s’effectuer la diversification alimentaire est aujourd’hui bien établie : entre 4 et 6 mois (pas avant 4 mois révolus, ni après 6 mois révolus). C’est une étape importante dans la vie du bébé (et la vôtre), où il découvrira le goût, les saveurs et la texture de nouveaux aliments. Cette diversification alimentaire se fait progressivement, au rythme de votre enfant.

Inutile de limiter à un seul aliment à la fois

Contrairement à ce qui est encore souvent pratiqué, désormais on recommande aux parents d’introduire dès le début de la diversification une variété d’aliments à chaque repas (et de ne pas limiter à un seul aliment introduit un à la fois). L’objectif est de favoriser l’acceptation de nouveaux produits et le développement de nouveaux goûts. « Ce n’est pas tant le nombre d’aliments proposés qui favorise l’acceptation de nouveaux aliments, mais plutôt le fait d’en changer tous les jours », indique le Haut Conseil de la santé publique (HCSP).

Quant aux produits potentiellement allergènes, il est conseillé de les introduire sans tarder : œufs (durs), arachide, produits laitiers que l’enfant soit à risque d’allergie (du fait d’antécédents d’allergies dans la familiale) ou non.

En pratique, cela signifie de commencer la diversification alimentaire par une purée liquide ou un biberon de lait le soir ou à midi dans lequel on ajoute de petites quantités d’haricots verts, d’épinards ou de carottes en soupe, par exemple. Votre bébé peut être surpris par un nouveau goût. S’il refuse catégoriquement, après plusieurs tentatives, ne vous braquez pas. Ne le forcez pas à manger l’aliment, cela pourrait créer un blocage. Proposez-lui cet aliment à nouveau quelques jours plus tard ou faites un essai une prochaine fois avec l’introduction d’aliments différents afin de lui proposer des saveurs qu’il préferera au début. Progressivement au cours des semaines, vous augmenterez la quantité de purées de légumes et de compotes de fruits, en diminuant légèrement la quantité de lait, comme le précisera le médecin. Il est déconseillé de substituer les préparations lactées par des boissons végétales (même enrichies au calcium) chez les enfants de moins de 1 an. Si vous n’allaitez plus, la quantité de lait 2ème âge recommandée se situe autour de 500 ml/jour (sans dépasser 800 ml/jour de lait ou équivalent).

>> A LIRE : La formation au goût commence dès la grossesse

Préférer les plats faits maison

Vous pouvez bien sûr choisir des plats spécialement préparés pour bébé vendus dans le commerce, comme des petits pots. Un logo présent sur l’emballage des produits « destinés à l’alimentation du tout petit » (Norme NF V90-001) peut vous aider à les repérer. Cependant, le HCSP conseille de préparer des recettes de plats faits maison, de préférer des fruits et légumes issus de circuits courts, qui ont été au minimum exposés à des pesticides ou autres intrants chimiques, en tenant compte également de la saisonnalité.

Les plats doivent être sans sucre ajouté, et à peine salés. Les besoins en lipides jusqu’à l’âge de trois ans sont plus importants que pour les adultes. Ces matières grasses sont apportées par l’allaitement maternel ou le lait deuxième âge jusqu’à 12 mois, puis jusqu’à la 3ème année par le lait vache entier (pas ½ écrémé), ou mieux le lait de croissance. Elles sont aussi apportées par les plats préparés à la maison en y mettant un peu d’huile de colza, huile d’olive, noisette de beurre…

En fonction de la consistance des aliments

Pour éviter tout risque de contamination microbienne, ne donnez pas de miel aux bébés avant l’âge d’1 an. Et avant 5 ans : pas de viande crue ou peu cuite, de lait ou de fromage non pasteurisé (à l’exception des fromages à pâte pressée cuite type gruyère ou comté), ni de poisson fumé, de poisson ou coquillages crus ou peu cuits, d’œuf cru ou peu cuit (mayonnaise, mousse au chocolat ou tiramisu faits maison).

Ne réchauffez pas au four à micro-ondes, une assiette ou un plat en plastique contant des aliments pour éviter la diffusion de perturbateurs endocriniens dans ces aliments. Pour les réchauffer, utilisez un contenant en verre, ou préférez la bonne méthode traditionnelle de la casserole.

La consistance et texture des aliments doivent être adaptées aux capacités de l’enfant à mastiquer, sous la forme de soupe, de purée ou de compote au début. Généralement vers 8 mois, l’enfant peut commencer à manger des petits morceaux mous qui fondent rapidement dans la bouche, et de plus en plus durs vers 10 mois. Le bébé doit être correctement assis quand il mange et ne pas être seul sans surveillance, une fausse route est toujours possible. Il est recommandé d’attendre 3 ans pour donner des aliments durs ou ronds (grain de raisin, noisette, tomate cerise, morceau de pomme cru).

Vous savez maintenant tout sur la diversification alimentaire. Cela demande de la patience mais bientôt, à vous les plaisirs des repas variés en famille ! Pour plus d’informations, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à un professionnel de la naissance.

Dr Nicolas Evrard

avis google womum

Les sources :

  • Grand Livre de ma grossesse, Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français, Eyrolles, Edition 2021-2022.
  • Révision des repères alimentaires pour les enfants de 0-36 mois et 3-17 ans. Haut conseil de la santé publique, octobre 2020.
  • Avis relatif à l’actualisation de repères alimentaires du PNNS pour les enfants de 0 à 3 ans, Anses, 2019.

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